lundi 8 avril 2013

#challengeAZ : G comme générations

photo credit: John Carleton via photopin cc

Génération 18, Sosa 202 753, des chiffres qui donnent le vertige à bien y penser. Cela en devient irréel, et pourtant. 


Sans ces 202 752 ancêtres, sans ces 17 générations précédentes, ma fille ne serait pas à mes côtés, à me demander de lui montrer la photo de son arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père.
Qui suis-je ? D'où viens-je ? Où vais-je ? Où cours-je ? Dans quel état j'ère ? Autant de questions que je me pose régulièrement.

J'ai longtemps hésité dans le choix du titre. G comme généalogie ou G comme générations ? Après tout, n'est-ce pas la même chose ?


Je suis sans cesse émerveillée en pensant à tous ces ancêtres qui m'ont précédée, à tous ces ancêtres qui ont permis que je sois là. 
Ils me permettent de garder les pieds sur terre les jours  où ça va mal. Après tout, ils ont certainement vécu pire que moi et ils ont survécu. 
Car quand je lis les registres souvent je me dis qu'il s'agissait de survivre plutôt que de vivre comme nous l'entendons aujourd'hui.

Faire ma généalogie c'est ma façon de leur rendre hommage. 




Pendant une des sessions de RootsTech, il a été dit 
Ce que nous faisons aujourd'hui est la généalogie de demain.
Cette phrase m'a marquée. A l'heure du tout numérique, du projet européen d'anonymiser les archives (1), que léguons-nous aux générations futures ?
Je n'ai pas de réponse.

En tout cas, plus j'avance dans ma généalogie, et en âge ;-), plus je réalise que pour bien pousser, un arbre doit avoir les racines bien plantées et la tête tournée vers le soleil.

C'est que m'a appris la généalogie, et c'est ce que je lègue à ma fille.



(1) Association des Archivistes Français, Au nom du droit à l’oubli, quel patrimoine pour l’Europe de demain ?, consulté le 29/03/2013 à l'adresse http://www.archivistes.org/Au-nom-du-droit-a-l-oubli-quel

6 commentaires:

  1. Et moi qui pensais avoir des erreurs avec des n° 80387 à la 17e génération ;-)

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  2. J'ai le même ressenti, quand j'ai envie de me plaindre, je pense à ce que ceux qui m'ont précédée ont vécu et je relativise.

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  3. Catherine C.8 avril 2013 16:27

    Merci pour votre article et surtout pour la chanson "Dégénérations" de mes Aïeux !
    Nous l'avons apprise avec notre Ensemble Vocal, il y a ... 10 ans, avant de faire un voyage-échange au Québec.
    Je l'adorais, pour le rythme et pour les paroles, car j'ai une ascendance en Corrèze, du côté des parents de mon Gd-Père.

    Quelques années plus tard, mon père est décédé, et de la maison familiale, j'ai ramené plein de documents familiaux, qui m'ont menés aux Archives, m'ont offert des contacts chaleureux avec des personnes connues sur Généanet, cousin(e)s trouvés ou inconnus, et grâce à ce travail d'échanges, j'ai pu remonter ma généalogie très loin dans le temps.
    Ces jours-ci, j'ai découvert toute la lignée ascendante de la Gd-mère paternelle de mon tri-aïeul corrézien, qui était maire de la commune, député du canton et avait été à la Fête de la Révolution à Paris en 1793, et dont le gilet de soie brodé était encore dans la maison familiale.
    Je n'ai pas fini de trouver, d'autant que j'ai beaucoup d'éléments de chaque côté de mes parents.
    Et je me suis définie "Maillon actuel de la transmission familiale" !
    Connaissez-vous la chanson "Les Murs de poussières" ?
    http://www.parolesmania.com/paroles_francis_cabrel_3440/paroles_les_murs_de_poussiere_125050.html

    Cordialement, Catherine

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  4. Absolument d'accord Sophie, les racines, nos racines, nous sont indispensables. J'ai été stupéfaite la semaine dernière quand une psychologue, pourtant très bonne amie, m'a dit en riant qu'elle admirait mon travail, mais que ça ne servait strictement à rien !! Nous sommes des "passeurs", ce qui transmettent dans une famille. Il en faut au moins un ou une ! Je suis ravie, pour ma part, d'être celle qui a ce rôle-là.

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  5. Mes aïeux! J'adore cette chanson tant pour son message sur la simplicité volontaire que pour cet hommage aux générations précédents !
    Je pense également à ces situations terribles qu'ils ont du vivre, mais également aux moments de joie ou de plaisirs simples... Chose que l'on oublie de plus en plus aujourd'hui au profit de la société de consommation. Finalement, je me retrouve assez bien entre mes convictions personnelles, plutôt proches de la simplicité volontaire, et ma passion pour la généalogie.

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  6. Cela permet de rester humble : je crois que certains feraient bien d'en prendre de la graine !

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